Donc, selon cette « décodification », on dit :
- d’une femme qui se drape de la main gauche qu’elle est guignarde ;
- d’une femme qui porte un boubou ou un pagne trop court est jugé pingre et avare ;
- en revanche, si le boubou tutoie le sol, cela signifie que la femme est généreuse et que dans le mariage, elle apportera chance et réussite ! (tant pis pour la lessive mais le jeu en vaut la chandelle!)
Elles s’habillent de boubous de différentes longueurs qu’elles portent les uns par-dessus les autres il sont tous d’impression de couleur et de broderies variées elles arrivent à composer un ensemble inouï d’un goût très sûr où l’orangé le bleu l’or ou le blanc dominent
Au Sénégal le boubou est beaucoup porté. Blaise Cendrars l'avaient remarqué en écrivant :
Elles s’habillent de boubous de différentes longueurs
qu’elles portent les uns par-dessus les autres
il sont tous d’impression de couleur et de broderies variées
elles arrivent à composer un ensemble inouï
d’un goût très sûr où l’orangé le bleu l’or ou le blanc dominent
(je précise que le poète découvre l'Afrique à la faveur d’une escale au Sénégal en 1924. Il a l’air complètement accro. J’aurais aimé le voir en train de contempler ces femmes. Je l’imagine les yeux hagards, perdus, abandonnés à cette découverte.)
De plus en plus de stylistes, telles Colle Sow Ardo ou Oumou Sy créent des boubous qu’elles exportent à l’étranger, pour le plus grand plaisir des grandes dames africaines et afro-américaines de ce monde.
L’histoire ne dit pas si ces femmes les portent avec autant d’élégance que leurs sista from West Africa. Si les jeunes filles, surnommées les disquettes, adoptent plus volontiers la mode occidentale, elles finissent toujours, devenues femmes, par porter le boubou et tenter de devenir de vraies drianké, ces belles dames qui dictent les modes et piègent les hommes dans leur sillage parfumé.
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